Témoignange du frère Dino Quartana

Je voudrais simplement vous dire que c’est grâce à Maurice que je suis ici, que je suis frère dominicain.
Cette histoire avait commencé quand j’étais étudiant d’architecture à Milan, en Italie.

En étudiant Le Corbusier, j’étais tombé sur La Tourette, sur Ronchamp et ensuite sur les articles de l’ART SACRE que je me faisais traduire, car je ne connaissais pas le français.

C’est ainsi que j’ai commencé à connaître Maurice, et je me rappelle un magnifique livre sur Ronchamp et Vence.

Je faisais partie d’une communauté chrétienne de jeunes. Son fondateur, Don Giussani était plein d’admiration pour les chansons et pour l’homme, admiration qu’il a gardée jusqu’à sa mort.
Ainsi Maurice fut invité pour plusieurs concerts de chants bibliques à Milan, et j’ai pu le connaître.

J’ai été touché par sa présence, qui signifiait pour moi une foi vivante, joyeuse, nourrie des paroles de la Bible et de l’expérience humaine, et aussi une foi ouverte sur le monde et sur ce qu’il y avait de plus vivant dans la culture.
Certaines photographies de Maurice publiées dans l’Art sacré témoignent bien de ce que j’ai essayé de dire.

Cela se passait en 60/61. En novembre 1962, j’entrais comme novice dans la Province de France à Lille,... il faisait froid.
Il y avait eu des malentendus avec le Père Maître... Il croyait que j’avais fini mes études et que je parlais parfaitement le français mais une fois dedans, ils m’ont gardé ! Cela doit encore faire sourire Maurice.
Merci Maurice pour cette fente de lumière que tu as mis au début de mon chemin.

fr. Dino Quartana, op.