La revue de L’Art sacré

Après la mort du P. Couturier et le départ du P. Régamey en 1954, le P. Cocagnac prend la direction de la revue L’Art sacré en 1955 et il y collabore étroitement avec le P. Capellades jusqu’en 1969. Ils poursuivent avec ardeur l’engagement de leurs aînés pour "défendre l’idée de la nécessité d’accueillir dans l’Église des œuvres de haute spiritualité issues de l’art des grands créateurs" ; une option qui heurtait aussi bien les tenants de l’art dit de ’’Saint-Sulpice’’, que ceux qui prônaient un art "moyennement" moderne.

Les P. Cocagnac et Cappelades vont se trouver confrontés à la grande vague de constructions d’églises entre 1955 et 1965 puis aux interrogations qui ont accompagné la période du Concile Vatican II et l’après-concile.

De 1955 à 1969, les P. Cocagnac et Cappelades vont publier un nombre considérable d’articles, de chroniques et de notices. Leur travail est évoqué dans le livre "Un dominicain peintre et voyageur" de Jean-Loup Septier et collaborateurs aux éditions Karthala.

Un des domaines sensibles pendant toute cette période a été l’aménagement des églises qui a fait l’objet d’un article de revue intitulé "La mise en espace du sanctuaire dans la revue L’Art sacré (1954-1969)" de Gaspard Salatko, Archives de sciences sociales des religions, pp. 269-286, 2014.